Les brèves commerce de la semaine du 12 septembre 2026
Chaque semaine, nous vous proposons un petit tour d’horizon de l’actualité commerce. En quelques lignes, retrouvez quelques informations à ne pas manquer sur quelques sujets majeurs et les mouvements stratégiques du marché de la franchise et de la distribution. Ces brèves permettent de capter l’info essentielle, de garder le rythme sur les actualités majeures et d’aller plus loin avec nos articles complets : suivez le fil pour rester à la pointe de l’information retail !

Bricolage-jardinage : un marché encore orienté à la baisse en 2026
Le constat est rude. Pour l’heure, le marché du bricolage-jardinage peine à retrouver son souffle. En grandes surfaces alimentaires, le marché recule de 2,2 % en valeur sur un an à fin août 2026, à 3,53 milliards d’euros, selon Circana (issu de la fusion entre IRI et The NPD Group, est spécialisé de l’analyse des tendances de consommation). La baisse atteint 1,4 % en volume, alors même que l’inflation du secteur est quasi nulle, à -0,1 %. Le repli touche la quasi-totalité des familles de produits. Par exemple, l’éclairage chute nettement, de 5,8 %. Probablement porté par des étés plus que cléments, les aménagements extérieurs comme les articles de camping progressent, de 1,2 %, à 674 millions d’euros.
Côté structurel, la recomposition se joue surtout du côté des circuits. Les hypers, qui concentrent 45 % du marché, perdent 2,1 % en valeur. Le circuit des Enseignes à Dominante Marque Propre décroche davantage, à -5,9 %. À l’inverse, deux formats tirent leur épingle du jeu, la proximité en hausse de 6,4 % et le e-commerce qui bondit de 9,7 %. Leur poids reste toutefois limité, autour de 4,8 % pour la première et 1,7 % pour le second.
Côté grandes surfaces de bricolage, la tendance est comparable. Sur l’ensemble de 2025, la plupart des catégories reculent. Le segment plomberie, salle de bains, cuisine reste en tête, à 3,4 milliards d’euros, en baisse de 1,5 %. Le jardin suit à 3,2 milliards, quasi stable. Les reculs les plus marqués concernent la décoration, à -3,5 %, puis l’outillage, à -2,8 %. Deux exceptions se détachent, le chauffage en progression de 3,3 %, l’électricité de 0,6 %.
Le constat est donc net. Après des années compliquées depuis la fin du Covid, le bricolage ne semble toujours pas amorcer de reprise, que ce soit en GSA ou en GSB.
Lidl étend ses horaires pour aller chercher du chiffre d’affaires
Pour redresser la rentabilité de sa filiale française, Lidl joue sur un levier simple, l’amplitude horaire. Depuis le 7 octobre, ses 1 630 magasins ouvrent à 8 heures au lieu de 8h30, avec une fermeture harmonisée à 20 heures. La direction y voit un gain de clarté commerciale, sans toucher aux horaires de salariés déjà présents vers 6 heures. Sujet organisationnel selon la filiale française donc, puisque seule l’affectation des tâches évolue.
Ce réglage prolonge une stratégie engagée plus tôt. Longtemps réticente, l’enseigne discount a généralisé l’ouverture du dimanche matin, étendue en juin 2025 à 750 magasins supplémentaires. Le gain estimé atteignait 7 millions d’euros par matinée ouverte, pour un chiffre d’affaires moyen autour de 9 000 euros par magasin, moyennant une rémunération majorée puis le volontariat des salariés, étudiants en tête.
L’enjeu financier explique cette accumulation de mesures. Fin octobre 2024, Lidl France accusait une perte de 157 millions d’euros, pour des ventes qui reculaient en volume sous l’effet de l’inflation. Comme nous en parlions dans une brève commerce précédente, ce contexte avait précipité l’arrivée de l’Irlandais John Paul Scally à la tête de la filiale, suivie du départ de la figure historique Michel Biero. Depuis, l’enseigne revendique un redressement, portée par son statut de premier vendeur de viennoiseries puis de fruits et légumes en volume dans le pays. Au 28 février 2026, son chiffre d’affaires atteignait 18 milliards d’euros, pour 46 000 salariés.
