Les brèves commerce de la semaine du 15 décembre 2025
Chaque semaine, nous vous proposons un petit tour d’horizon de l’actualité commerce. En quelques lignes, retrouvez quelques informations à ne pas manquer sur quelques sujets majeurs et les mouvements stratégiques du marché de la franchise et de la distribution. Ces brèves permettent de capter l’info essentielle, de garder le rythme sur les actualités majeures et d’aller plus loin avec nos articles complets : suivez le fil pour rester à la pointe de l’information retail !

Boulanger inaugure « Outdoor » son concept équipements extérieurs et jardin à Toulon
Boulanger, l’enseigne d’électroménager et d’équipement de la maison affiche ses nouvelles ambitions en lançant « Boulanger Outdoor », un magasin dévolu à l’extérieur. Afin de suivre l’engouement des Français pour leur extérieur, Boulanger a lancé mi-novembre ce concept inédit à Toulon. Sur une surface de 500 m², l’enseigne ne vend pas de machines à laver ou de téléviseurs classiques, mais se concentre uniquement sur l’équipement du jardin, considéré comme une nouvelle pièce à vivre.
En ce qui concerne l’offre proposée, elle regroupe les indispensables de la vie à l’extérieur. L’assortiment va de la cuisine d’été (planchas, barbecues), au divertissement (son et image extérieur), en passant par la sécurité ou l’entretien (robots tondeuses). Boulanger Outdoor trouvera t’il son public dans cette zone stratégique du sud de la France ? C’est en tout cas les espoirs et les croyances portées par l’enseigne et l’impulsion de sa directrice générale, Émilie Soleri. À la tête de l’enseigne depuis deux ans, la DG peut se targuer de diriger une enseigne qui performe dans un secteur complexe et continue à investir dans des concepts innovants.
En ce qui concerne Boulanger Outdoor, les ambitions sont claires : faire du jardin un lieu d’inspiration et de relaxation. Cette trajectoire rappelle que 64 % des Français possèdent un jardin et 92 % d’entre eux considèrent celui-ci comme un lieu de relaxation*.
*enquête Unep-Ifop de 2025
Provencia, principal franchisé Carrefour songe à la concurrence
Le modèle de franchise de Carrefour est sous pression alors que Provencia, son principal partenaire franchisé, négocie activement pour quitter le navire et rejoindre une enseigne rivale. Partenaire historique depuis 1975, le groupe savoyard représente un enjeu de taille : il exploite 38 magasins (31 Market et 7 hypermarchés) en Auvergne-Rhône-Alpes, pesant 900 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023.
Au cœur du conflit, Provencia reproche à la direction de Carrefour de lui vendre les marchandises à des tarifs jugés déraisonnablement élevés, ce qui compromettrait sa rentabilité économique. Cette potentielle scission n’est pas un cas isolé ; elle s’inscrit dans un contexte de fronde plus large, faisant écho aux actions en justice déjà lancées par l’Association des franchisés Carrefour (AFC) pour dénoncer des pratiques abusives et des déséquilibres financiers structurels au sein du réseau.


Titres-restaurant : la colère des restaurateurs face à l’agrément de Hema
La grogne monte chez les restaurateurs face à l’élargissement de l’utilisation des titres-restaurant. L’UMIH (Union des Métiers des Industries et de l’Hôtellier), principale organisation patronale du secteur, a saisi le ministre du Commerce pour contester l’agrément récemment accordé à l’enseigne de décoration Hema. Le syndicat dénonce une aberration, soulignant que l’offre alimentaire de la chaîne néerlandaise se limite quasi exclusivement à des produits de grignotage et de confiserie, bien loin de l’esprit du repas méridien.
Pour l’UMIH, cette décision ouvre une véritable « boîte de Pandore » qui pourrait permettre à n’importe quel commerce, du magasin de sport à la boutique de prêt-à-porter proposant quelques snacks, de devenir éligible. Cette polémique relance le débat sur la concurrence de la grande distribution, alors que l’utilisation des titres pour toutes les courses alimentaires est prolongée jusqu’à fin 2026. Pour rééquilibrer le marché, les restaurateurs plaident pour l’instauration d’un double plafond de dépenses, qui serait plus élevé pour les restaurants que pour les commerces. Affaire à suivre donc.