Les brèves commerce de la semaine du 8 juin 2026

Chaque semaine, nous vous proposons un petit tour d’horizon de l’actualité commerce. En quelques lignes, retrouvez quelques informations à ne pas manquer sur quelques sujets majeurs et les mouvements stratégiques du marché de la franchise et de la distribution. Ces brèves permettent de capter l’info essentielle, de garder le rythme sur les actualités majeures et d’aller plus loin avec nos articles complets : suivez le fil pour rester à la pointe de l’information retail !


Leroy Merlin accélère sur la clientèle des artisans

En 2025, les ventes de Leroy Merlin aux professionnels du bâtiment ont progressé de 10 %, à 1,2 milliard d’euros. Soit plus de 12 % d’un chiffre d’affaires global qui s’établit à 9,8 milliards d’euros. L’enseigne entend accélérer encore. Depuis deux ans, une direction dédiée a été créée. Elle est pilotée depuis octobre par Florent Quelquejay, directeur du marché des professionnels, en poste chez Leroy Merlin depuis plus de vingt ans. Son cap : atteindre au moins 3 milliards d’euros à trois ou cinq ans, sur un marché évalué à 24 milliards d’euros par an en France.

L’enseigne s’appuie sur ses « Squads Pros », équipes dédiées en magasin réunissant un chef de secteur relais autour de conseillers pro, avec des collaborateurs spécialisés dans chaque rayon. Le dispositif est déjà déployé dans 130 magasins sur 145. Chaque conseiller gère en moyenne un portefeuille de 30 à 40 artisans, en privilégiant les petites structures de moins de dix salariés.

En ligne, les artisans accèdent à un environnement pro avec affichage des prix hors taxes. Un service de devis dopé à l’IA relié au stock est à l’étude, aux côtés d’une offre de location Loxam ou d’un accompagnement sur les DTU. 600 références clés ont été identifiées pour garantir leur disponibilité permanente. Une marque propre dédiée aux pros est en préparation chez Adeo, avec un lancement prévu à l’automne.


Shein de nouveau sanctionné par la DGCCRF, à hauteur de 22,4 millions d’euros

Le 3 juin 2026, la DGCCRF a annoncé trois sanctions administratives à l’encontre de Shein, pour un montant total de 22,4 millions d’euros. La première amende, de 16,7 millions d’euros, vise la société ISSL (entité de la marketplace) pour non-respect du code de la consommation dans ses mails de confirmation de commande. La répression des fraudes pointe plusieurs mentions obligatoires absentes : prix des articles ou délai de livraison, mais aussi identité et coordonnées du vendeur. Shein conteste, estimant que ces informations figurent sur le compte client.

La seconde sanction, de 5,7 millions d’euros, est infligée à la société Infinite Styles Ecommerce Co Limited (ISEL), vendeur des produits Shein sur la marketplace. Elle porte sur deux motifs : le non-respect du droit de rétractation, avec une confusion reprochée entre le droit légal ainsi que la politique commerciale de retour sous 45 jours, plus des manquements sur les fiches environnementales. La traçabilité ainsi que la présence de microfibres plastiques doivent obligatoirement figurer sur les produits dont la proportion de fibres synthétiques dépasse 50 %, ce qui concerne une large part du catalogue Shein. La marque invoque un changement de serveur, qu’elle dit avoir résolu de sa propre initiative avant la sanction.

Le géant de la fast fashion compte déposer un recours mais devra s’acquitter des amendes dans le mois suivant leur réception. C’est la troisième sanction conséquente infligée à Shein en un an en France. En juillet 2025, la DGCCRF avait déjà prononcé 40 millions d’euros pour pratiques commerciales trompeuses. En septembre 2025, la CNIL avait sanctionné l’enseigne à hauteur de 150 millions d’euros pour non-respect des règles sur les traceurs. Une enquête est par ailleurs en cours à la Commission européenne au titre du règlement sur les services numériques (DSA), avec des sanctions potentielles pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial.


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