Les brèves commerce de la semaine du 27 avril 2026

Chaque semaine, nous vous proposons un petit tour d’horizon de l’actualité commerce. En quelques lignes, retrouvez quelques informations à ne pas manquer sur quelques sujets majeurs et les mouvements stratégiques du marché de la franchise et de la distribution. Ces brèves permettent de capter l’info essentielle, de garder le rythme sur les actualités majeures et d’aller plus loin avec nos articles complets : suivez le fil pour rester à la pointe de l’information retail !


GiFi / Grand Frais : le bascule est lancée pour une trentaine de magasin

Sept mois après l’annonce de la cession d’une trentaine de magasins GiFi à Grand Frais, le deal entre dans sa phase concrète. L’enseigne-phare de Prosol, qui exploite 343 magasins pour un chiffre d’affaires de 4,59 milliards d’euros en 2024, commence à récupérer ses premiers points de vente. La première vague comprend quatre magasins qui ont fermé à la clientèle fin mars et définitivement fin avril. Pour ceux-ci, trois mois de travaux sont prévus avant leur réouverture sous bannière Grand Frais.

Le rythme de transformation est désormais fixé : quatre à cinq magasins ferment et sont repris par Grand Frais chaque mois, le mouvement étant étalé sur plusieurs mois jusqu’à la fin de l’année. La mécanique est donc enclenchée, dans un contexte de turbulences pour GiFi : Christophe Mistou, ex-patron de Mr Bricolage arrivé en septembre, aura tenu moins de six mois. C’est Gérard Walter, ancien de Casino, qui lui succède à la présidence du directoire. Un changement de cap à la tête qui ne modifie pas le calendrier de cession.

Le rachat concerne au total 300 salariés. Ceux qui le souhaitent peuvent rejoindre Grand Frais, les autres bénéficient d’un plan de sauvegarde de l’emploi que la CGT, syndicat majoritaire, n’a pas signé. Ce volet social reste donc le principal point de tension d’une opération qui, sur le plan stratégique, illustre la montée en puissance du spécialiste du frais face à l’univers bazar en difficulté.


Pimkie : le retour discret d’une enseigne qu’on croyait condamnée

Il y a encore deux ans, Pimkie était rangée dans la catégorie des enseignes de prêt-à-porter en voie de disparition, rattrapée par la fast-fashion internationale et l’effondrement du trafic en galeries marchandes. Depuis sa reprise en 2023 par Salih Halassi, aujourd’hui président et unique actionnaire, l’enseigne a engagé une transformation stratégique en profondeur : repositionnement des collections autour des valeurs de proximité, d’accessibilité et de durabilité, et rationalisation du modèle économique. Le nombre de magasins a été volontairement réduit pour assainir la base, sans pour autant sacrifier la couverture territoriale.

Les premiers résultats donnent raison à cette cure de rigueur. Dès le premier trimestre 2025, Pimkie a enregistré une croissance de 20 % de son chiffre d’affaires, malgré une hausse modérée du trafic de seulement 4 % ; signe que la valeur par visite a fortement progressé. Les magasins rénovés affichent quant à eux des performances commerciales jusqu’à trois fois supérieures à celles des magasins standards. Une équation qui justifie pleinement le programme d’investissement annoncé : plus de 10 millions d’euros engagés en 2025, orientés sur la rénovation des points de vente, les infrastructures IT et la communication.

Pour piloter cette dynamique, la gouvernance a été renforcée avec la nomination d’Elodie Chelle au poste de Directrice Générale, aux côtés de Salih Halassi. L’enseigne compte aujourd’hui 189 magasins en France, dont 70 affiliés, ainsi qu’un réseau de franchises dans les DOM-TOM et à l’international, avec un siège social basé à Villeneuve-d’Ascq. Le cas Pimkie mérite attention : dans un secteur du prêt-à-porter moyen de gamme en pleine recomposition, il démontre qu’une restructuration bien menée peut déboucher sur un rebond réel.


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